Vendredi 25 janvier 2008
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17:07
Je crois bien que j’ai beaucoup pêché depuis mon plus jeune âge …
Tout petit, déjà, je trempai du fil…
Nous habitions près de Soissons tout près de la rivière (l’Aisne).
Elle était mon terrain de jeu favori, fasciné que je suis par tout ce qui se passe sous la surface de ces eaux mystérieuses et sombres…
Les petits gardons et les rapides ablettes (la friture !) gourmands de petits asticots teints et de vers de vase rubis (chiros déjà) …
Les perches soleil aux couleurs dignes de cichlidés de lointains lacs africains, mais facilement prises dans quelque mare et que j’installai dans un aquarium
pour y admirer leur comportement territorial et agressif…
Les anguilles musculeuses et luisantes, le soir ou par temps d’orage…
Les perches, bossues et rayées, à l’odeur caractéristique, traquées dans les bordures de la rivière aux dodus lombrics du compost ou au « poisson
d’étain » bien avant les virgules tremblotantes et irrésistibles d’aujourd’hui…
Le premier brochet au lancer, à la cuillère tournante à pompon rouge, qui préfigurait tous les leurres modernes …
Devenu adulte et malgré quelques périodes « pêche au coup » et « SURF » en mer, je me suis vite tourné vers les leurres pour le brochet et
le sandre…et le bar en mer, pour ensuite ne plus toucher aux appâts vivants ou morts (j’ai toujours détesté la pêche « au vif » )…
Comme tous les maniaques du leurre, il me fallait toujours plus de boîtes dans toujours plus de gilets et sacs pour loger toujours plus de RAPALAS et leurs
suiveurs japonais et américains, des flottants, des coulants, des très plongeants des pas trop et puis des leurres souples toujours plus bigarrés avec des appendices plus mobiles que des vraies
bestioles et des couleurs affriolantes, pailletées, fluorescentes, phosphorescentes…
Aujourd’hui, les noms vernaculaires de ces créatures et de leurs actions respectives se conjuguent dans la langue d’Hemingway (qui n’en demandait pas
tant !) :
Les lipless se lancent en twitching et les topwater se manient en stop-and-go et walking the dog …Le casting se dispute la notoriété du spinning et les
longbills se prêtent mieux au power fishing s’ils sont munis de rattles…
Quand j’étais petit, j’ai beaucoup écouté les Beatles, les Rolling Stones et un max de leurs collègues anglo-saxons : Ca aide !..
« Et alors ? C’est quand que tu parles de mouche ?.. »
J’y viens, j’y viens…
Il y a pas mal de temps que je fabrique des trucs sur un étau qui pourraient, de près ou de loin, s’apparenter à des mouches artificielles : J’ai
commencé à faire des sortes de mouches-leurres pour pêcher le bar au buldo ou bien la perche à la dandine…
Comme je dévorais à peu près toute la presse halieutique, les articles sur la pêche à la mouche me fascinaient mais je croyais (avant de savoir que tous les
poissons sont pratiquement prenables à la mouche) que cette pratique était réservée à quelques veinards qui ont la chance de vivre dans des contrées où coulent des sublimes rivières peuplées de
truites aux points rouges et autres grands saumons argentés…
Peu à peu sont apparus, timidement d’abord, quelques articles concernant la pêche du brochet à la mouche !… La pêche du bar à la
mouche !..
Donc, les salmonidés ne sont pas les seuls à succomber à des imitations faites de plumes et de poils (même si les revues spécialisées axent 80% de leur
contenu rédactionnel vers ce côté élitiste).
Le mot « mouche » est un terme générique pour désigner une imitation, à l’origine d’insecte aquatique et de ses stades successifs (de la larve à
l’imago) mais qui désigne aussi l’imitation de toutes les proies consommées par les poissons (poissonnets, grenouilles, rongeurs et insectes terrestres tombés à l’eau tels que guêpes, bourdons,
sauterelles, libellules etc…)
Comme proféré plus haut, TOUS LES POISSONS sont prenables à la mouche, de l’ablette de la rivière en bas de chez nous jusqu’au marlin des côtes
africaines…
Il suffit d’adapter la « mouche » et bien sûr le matériel !..
A SUIVRE...
A SUIVRE...
On est vite tenté de penser que seule la pêche à la mouche…
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