Jeudi 24 janvier 2008
4
24
/01
/Jan
/2008
17:55
Bien que je bave plus souvent qu’à mon tour sur les catalogues en papier glacé, sur les sites marchands où rutilent, plus beaux les uns que les autres, des
matériels de fou :
Des cannes à 500 € et plus, en carbone IM je-ne-sais-plus-combien de toute dernière génération, toujours plus légères, toujours plus indestructibles (toujours plus
chères) mais toujours plus belles… Des moulinets taillés à la main (ou moulés à la louche, je ne sais plus) dans un matériau révolutionnaire normalement réservé à la navette spatiale… Des soies à
tête chercheuse qui se lancent toutes seules, des nylons arachnéens au fluoromachin invisible pour les poissons (C’est çà ! Prend-les pour des cons, les téléostéens !)
Bien que, comme beaucoup, je sois sensible au beau matos, je lui demande essentiellement d’être surtout EFFICACE !..
Bon alors ? C’est quoi ton matos, hé Ducon, au lieu de tourner autour du lac et d’essayer de faire des phrases ?..
Tout a commencé par une canne JMC intro soie de 5, un moulinet VISION graphite…
Mais comme je voulais surtout me frotter à mes chers carnassiers, j’ai fait l’acquisition d’une canne 9 pieds soie 9 PFLUEGER (une américaine soit, mais une
américaine qui n’est pas prestigieuse et surtout qui n’est pas porte-monnaiticide).
Une canne sur laquelle je monte un moulin OKUMA Airframe AF 7/9 garni d’une soie EURO-FLY (Une entreprise de fous passionnés – voir rubrique liens – que j’ai
découvert sur la toile et à qui j’ai rendu visite un après-midi d’été 2006… Mais ceci est une autre histoire et fera l’objet d’un autre article…). C'est une canne d'action progressive qui me donne toute satisfaction et qui m'a pardonné (et me pardonne encore) bien des erreurs de lancer.
Evidemment, à LA ROCHELLE il n’est pas question de se procurer le moindre accessoire pour la pêche à la mouche, alors je me ravitaille sur le web qui regorge de
sites marchands où je trouve, la bave aux lèvres et l’œil mouillé les zinzins indispensables et autres machintrucs qu'on ne peut pas ne pas avoir et qui me font passer, aux yeux des miens, pour
un doux dingo…
(Pensez-donc, à 50 printemps révolus il achète où récupère des matériaux qui brillent, qui flottent, qui coulent …
Des plumes multicolores, des poils de bêtes nauséabonds, des fibres de plumeau, des liens de sac poubelle, des morceaux de nylon orange et râpés ramassés sur la
plage, des cheveux de Barbie, des poils du chat, des flacons de paillettes, de la colle cyanolite par litres…
Il traque la moindre fibre irisée dans les pulls de son entourage, il ampute en saison les sapins de noël, éventre les sandows, trépane à l’emporte-pièce les
semelles d’une paire de tongs que l’on aura laissé sans surveillance trop longtemps, il écume les magasins de loisirs créatifs pour dénicher la petite merveille qui entrera dans la fabrication de
la mouche ultime, véritable aimant à ésocidés… et encore, mon pauvre Monsieur, j’en passe et des moins avouables…
Pauvre garçon, çà lui prend de bonne heure, mais vaut mieux ne pas chercher à le contrarier…)
Et patati et patata et gnagnagna…
Chantez, beaux merles …
Pouvez pas comprendre…Les obsédés de mon acabit seront les seuls à parler la même jactance et à sourire sous cape because ils sont comme moi et qu’on se verra au salon de la porte de Versailles
au mois de février agenouillés devant un autre névrosé qui tire la langue devant son étau…